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Ranasinghe : Gobirella
samedi 11 septembre 2021, par
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TISSA RANASINGHE a exposé en août 2011 au Lionel Wendt de Colombo (Sri Lanka) une sélection de ses dessins et sculptures. J’en ai reçu le catalogue mais pour ce blog, j’en ai gardé les images pour plus sombres froidures.
Tissa nous faisait ainsi pénétrer dans son atelier : rare occasion de saisir les procédés de création et d’entrer dans l’univers familier de cet artiste qui, à mon sens, a renouvelé l’art sacré d’ un bouddhisme longtemps figé dans des complaisances analogues aux mièvreries sulpiciennes vaticanes .
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Univers familier ? Oui… Ainsi, je n’avais pas compris tout d’abord ce bronze aux dimensions assez modestes (28x22x18) en dépit de son aspect colossal, intitulé Gobirella . Le voici :
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Avez-vous deviné ce qu’il représente ? Pas plus que moi, pardi !
Tissa m’en donne l’explication, vraiment personnelle :In the villages when a child misbehaved or would refuse to eat or go to bed, a person would put on a jute sack and peep through a window and frighten the child.
Manil, then 5 or so, could not pronounce ‘gonibilla’ (sack monster) so she said Gobirella.
This sculpture is a loving tribute to her childhood. She owns this now.
Chez les villageois, lorsqu’un garnement refuse de manger sa soupe ou d’aller au lit, une personne drapée d’un sac en jute se montre à la fenêtre pour effrayer l’enfant.
Manil, alors âgée de 5 ans environ, déformait le mot singhalais gonibilla (monstre en sac) en gobirella.
Cette sculpture, amoureux témoignage de son enfance, lui appartient désormais.
Damned ! Sacré Tissa ! J’attendais quelque révélation sur les arcanes mystiques, je découvre notre ’marchand de sable’ et surtout l’intimité d’un papa bouleversé d’amour, capable de traduire son cœur en bronze artiste, avec force et humour.
Robert Vigneau : le blog !