Ma présentation se terminait par des questions. J’ai reçu aussitôt deux réponses de lecteurs. Les voici - avec mes vifs remerciements à ces collaborateurs spontanés.
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1 ) Une réaction sociale et impressionniste…
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S’agit-il uniquement d’une pollution au sens propre du terme, déchets de notre surconsommation ?
Le détail de la jambe présente, pour moi,"une autre
pollution" : celle d’êtres humains qui nous envahissent par leurs "sentiments négatifs". Le pied repose
sur des visages, un amoncellement d’êtres humains.
Quant au bras, il s’élève au dessus de la mêlée… Main sale, sali par la "pollution humaine" : il appelle au secours !
L’être crie, lève ses mains, essaie de sortir de ’cette merde humaine’ et appelle à l’aide, pour ne pas être étouffé.... (G. A.)
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2) Une lecture précise et mystique…
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Cette main est noire.
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Nous avons la tentation de croire qu’elle se trouve maculée par les boues montantes…
Cela peut s’expliquer. On imagine que le personnage s’est débattu, qu’il a pataugé dans ces vagues de goudron - et bien sûr les doigts en gardent la trace. Louable effort de réalisme chez un artiste qui, de coutume, ne s’encombre guère de ce genre de contraintes !
Une anomalie flagrante vient cependant aussitôt contredire cette explication naïve :
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Le pied est blanc !
Pourquoi ce pied qui se trouve, lui, directement dans le tas de merde apparaît propre et pas du tout sali par la pollution ? Effort de réalisme, tintin !

Cette anomalie ne doit rien au hasard : l’autre pied aussi apparaît propre.
Les mains qui ne se trouvent pas dans la fange sont sales et les pieds qui en sortent restent blancs ! Que d’inconséquences !
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Comment l’expliquer ? Et s’il ne s’agissait pas de la même saleté, de la même pollution extérieure, celle du tas de merde ?
Si cette noirceur des doigts signifiait un autre type de pollution, qu’on pourrait appeler intérieure ? Celle qui réside au mitan de l’humain, celle qui suscite le monstre en lui et assure les religions du salut ? Celle qui dirige les œuvres de ses mains ? Guerres et desructions !
Qu’on regarde le détail du visage en logo de l’article : le personnage crache. Quelle glaire ? Certainement pas des saletés qu’il aurait avalées (sa bouche en ce cas serait maculée) mais la souillure qu’il secrète spontanément. Salopard ! (Rd JB. R. )


