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Le collégien
à Gabriel Stauffer
Pleure au secret de ma poitrine
Le collégien mis en pension
Pour des études orphelines
Au long d'années de punitions.
Un demi-siècle me sépare
Du gamin têtu que j'entends
Mâcher l'hiver du grand dortoir
En deuil des bras d'une maman
Et ma vie agitée de rires
N'a jamais pu me délivrer.
De la menotte qui me tire
Vers le chagrin de mes récrés.
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