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Sanaa
Dans le souk trois fantômes noirs
Soupèsent des froufrous de soie
D'un rose chair fort lupanar
Et le commis rougit d'émoi
Imaginant qu'entre leurs cuisses
S'ouvre un vagin sans clitoris,
Que tant de rose, c'est pour faire
Comme les maigres étrangères
Pas excisées des magazines
Qui font bander l'unique époux
Des trois bâchées par loi divine.
Faut-il blâmer ? Faut-il vous plaindre
Que vos vies à vivre soient moindres ?
La mort ouvrira devant vous
Des paradis en roudoudou.
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